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Tribune de Nicolas Goury, Délégué départemental adjoint du RN76, Conseiller municipal de Petit-Quevilly, ancien militant syndical

Les 2 000 salariés de l’usine Renault de Sandouville (près du Havre) devaient reprendre le travail ce lundi 11 mai, mais la CGT a obtenu en référé la fermeture du site.

Déjà en septembre dernier, suite à l’incendie des entrepôts de Lubrizol à Rouen, la CGT réclamait également la fermeture de cette usine contre l’avis même de ses salariés. Qu’importent les conséquences de cette décision sur les milliers d’emplois locaux directs et indirects.

Quelle est la cohérence de ces choix de la part d’une confédération syndicale censée défendre les intérêts des salariés ?

La CGT revendique sa neutralité politique et prétend défendre les salariés dans leur ensemble après avoir renoncé depuis longtemps à la lutte de classe théorisée par Karl Marx mettant en guerre les ouvriers (prolétaires) face au patronat (bourgeois). Mais ce positionnement visant uniquement à lisser son discours afin d’accroitre ses effectifs syndicaux — donc ses ressources financières et son influence politique — se heurte à une réalité interne toute autre.

Si la base adhérente du syndicat demeure politiquement très éclectique et discrète sur ses opinions personnelles, seuls les syndiqués embrassant clairement les idées marxistes peuvent prétendre à quelque responsabilité au sein de la CGT. Comment croire en la neutralité politique d’un syndicat qui est officiellement représenté par son secrétaire national lors des congrès du Parti Communiste ?

La défense théorique du salariat n’est en réalité que le cheval de Troie du communisme politique qui aspire à faire table rase des traditions et de la culture entrepreneuriale françaises. La CGT, comme le PCF, se nourrit de la misère sociale sur laquelle elle entend prospérer pour y parvenir.

L’objectif clair de la fermeture de Lubrizol était de mettre à bas une usine dont les salariés sont satisfaits des conditions de travail, où les salaires sont corrects, et les conflits sociaux à l’image des délégués CGT : inexistants.

Or, un salarié heureux est un ennemi de la révolution pour un marxiste puisqu’il n’a pas besoin de la lutte prolétarienne pour obtenir des conditions d’existence décentes. C’est là toute la dichotomie entre le discours et la réalité de ce syndicat : Afin de mener à bien sa stratégie du chaos, il ne peut objectivement pas se battre pour améliorer les conditions et le bien-être des salariés si cela va à l’opposé de sa philosophie politique.

La CGT est donc aujourd’hui l’idiot utile conscient du mondialisme.

Ses grèves perpétuelles ont donné des prétextes aux multinationales pour délocaliser des chaines de production entières et créer des millions de chômeurs. L’influence néfaste du syndicat sur le port du Havre a provoqué un détournement massif du fret vers les ports étrangers et la destruction de milliers d’emplois logistiques en quelques décennies.

Son soutien sans faille à l’immigration massive et à la régularisation de tous les clandestins alors que notre pays compte 5 millions de chômeurs est le révélateur concret de cette stratégie de nivellement par le bas.

Mais n’est-ce finalement pas le but inavoué d’un syndicat marxiste : précipiter la misère sociale des français pour générer la colère révolutionnaire du Grand Soir ? Les gilets jaunes de la première heure ne s’y sont heureusement pas trompés en désertant les manifestations dès lors que la CGT eût tenté d’en prendre le contrôle, plongeant le mouvement dans un déclin inexorable.

Au moment où Emmanuel Macron dresse les français les uns contre les autre en s’attachant à détricoter les acquis sociaux des plus modestes tout en matraquant fiscalement les plus aisés, il est utile de rappeler l’impérieuse nécessité de syndicats réellement représentatifs et véritablement neutres pour défendre les intérêts de tous les corps professionnels de France.

Or, si la CGT a droit, comme toute association, à une existence légale dans notre pays, son entreprise de destruction d’emplois et d’accroissement de la misère sociale en France est, sinon criminelle, au moins très dangereuse pour les salariés français, et devrait inciter le Gouvernement a exclure cette organisation des syndicats représentatifs de France.